La femme yéménite a eu, au cours de 19dernières années, une présence active sur les différents plans et pu depuis la proclamation de la réunification du Yémen en 22mai 1990, plusieurs réalisations grâce à la direction politique qui a insisté sur le renforcement de la participation des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays.
Ces réalisations sont inspirées des articles de la Constitution confirmant l'égalité entre les sexes et assurant le droit de la femme à la participation active avec l'homme dans tous les domaines, y compris son droit aux activités politiques.
La chef du comité national pour la femme Rashidah Al Hamdani a confirmé que les femmes yéménites ont accompli de nombreuses réalisations au cours de 19 dernières années dans le cadre de la politique générale de l'Etat et des activités visant à améliorer les conditions de vie des citoyens.
Mme. Al Hamdani a souligné que les femmes ont occupé des postes clés dans les institutions gouvernementales à différents niveaux, incluant deux valises ministérielles, des siéges au Parlement et dans d'autres secteurs judicaire, diplomatique, médical…, etc.
Les statistiques gouvernementales ont rapporté que plus deux femmes en poste du ministre, six femmes en poste sous-ministre 14 femmes occupent le poste de sous-ministre adjoint, 176 femmes comme directeurs généraux dans le gouvernement et six dans le poste de directeur général adjoint et 42 femmes dans le corps diplomatique dont deux femmes en tant qu'ambassadrices et trois en tant qu'ambassadrice plénipotentiaire et neuf comme conseiller et 28 occupent soit le poste du premier secrétaire et ou bien d'attaché diplomatique.
Dans le domaine économique, les statistiques montrent que la participation croissante de la femme a atteint 12 % de la main-d'oeuvre au cours de la période 2005-2006, soit d'une augmentation de 5.3%, les statistiques officielles indiquent une diminution du nombre de femmes travailleuses dans les zones rurales à 2 % et une augmentation dans le nombre de femmes travailleuses dans les zones urbaines de 14 % en 2005-2006.
Il a également constaté que la baisse de la participation de la femme aux activités agricoles et une augmentation dans le secteur des services qui occupe le premier rang avec 57 % des travailleurs, suivi par le secteur agricole avec 36 % et 7 % pour le secteur industriel. La présidente de l'Union des femmes yéménites, Ramziyah Al Iryani a indiqué qu'en 1990 l'approfondissement de la démocratie et de l'égalité des droits pour tous les citoyens, hommes et femmes, en soulignant que l'unité yéménite a réalisé les aspirations du peuple yéménite à travers le pluralisme politique dans lequel les femmes yéménites ont pu obtenir leurs droits et s'impliquer dans toutes les activités et les programmes de développement.
Elle a indiqué que la femme n'avait point joué un rôle actif dans le processus de développement avant l'unité du Yémen, mais après l'unité elles ont occupées plusieurs postes clés au gouvernement et aux parties politiques yéménites.
Selon des statistiques issues du comité suprême pour les élections et le référendum ont démontré que le nombre de femmes qui ont participé à la troisième élections législatives en avril 2003, s'est élevé à plus de 3 millions d'électeurs, à proximité de 44 % du total des électeurs, et elles ont gagné deux siéges au Parlement et ont atteint des résultats acceptables dans les élections locales en février 2001 où près de 35 femmes ont remporté dans les conseils locaux au niveau des districts et des gouvernorats yéménites.
La sous-ministre de l'éducation, Fawzeya Noman a confirmé que les femmes yéménites suite à l'unité ont été en mesure d'obtenir beaucoup de droits public et privé du fait qu'elles travaillent dans tous les secteurs de l'Etat.
Elle a noté que la femme yéménite est actuellement en poste du directrice général et de sous-ministre, de professeur à l'Université, de ministre et d'ambassadrice.
Elle a indiqué que le Yémen dans leurs programmes actuels et futurs travaille pour améliorer la situation de la femme comme acteur actif dans le processus de développement.
Selon des statistiques officielles du ministère de l'Education au cours de la période 2006-2007, les filles représentent 5 % des étudiants âgées de 6 à 14 ans, inscrites dans l'éducation primaire, 24 % du nombre total d'étudiants inscrits dans l'éducation secondaire et 28 %.au niveau universitaire
En ce qui concerne l'enseignement technique et la formation professionnelle, les filles inscrites dans ce domaine sont estimées à 1589 étudiantes en 2007, soit 7 .8 %.du total des étudiants dans ce secteur.
Dans le domaine de l'alphabétisation en 2009, le nombre d'étudiant a atteint 166 910 étudiants dont 157 330 des femmes.
Par Imad Taher-RA
SABA


