L’excision
L’excision touche 165 millions de femmes dans le monde. Cette mutilation du sexe féminin est vraisemblablement une coutume très ancienne, sans rapport avec les religions actuelles. Bien que régulièrement dénoncée comme un acte aux conséquences sanitaires et morales particulièrement graves et néfastes pour celles qui la subissent, l’excision reste profondément ancrée dans certaines traditions. Particulièrement présente en Afrique, également connue en Asie, la pratique de l’excision concerne encore quelque vingt-huit pays, parmi lesquels figure le Yémen.
D’après les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) établis en 1997, 23 % des femmes yéménites auraient subi une excision. Cette pratique est plus présente dans les régions côtières soumises aux influences africaines comme la Tihama et Aden. Mais elle touche aussi les gouvernorats du Mahrah et du Hadramaout où les populations sunnites, se réclamant du rite jurisprudentiel chaféite, revendiqueraient l’excision comme une prescription religieuse. Si certains exégètes musulmans ont recommandé cette mutilation, l’excision ne peut toutefois pas être qualifiée de coranique. Ni prescrite, ni interdite par l’islam orthodoxe, elle semble plutôt faire partie des pratiques antéislamiques assimilées dans les faits, lors de l’islamisation. C’est néanmoins l’argument religieux qui arrive en tête des raisons invoquées par les partisans de cette pratique pour la justifier et ce, loin devant la tradition, la purification ou la peur que l’enfant ne tombe dans l’adultère une fois adulte. L’acte d’excision, décidé à 74 % par la mère et à 22 % par la grand-mère, intervient généralement au cours de la première semaine suivant la naissance. Dans la plupart des cas, on pratique une aphasie du clitoris par application continue d’un linge mouillé et saturé de sel qui sera renouvelé et maintenu sur un laps de temps pouvant varier de 40 jours à quatre mois. L’autre méthode consiste à pratiquer l’ablation du clitoris.
Quelle que soit la méthode employée, les risques d’infection et d’inflammation sont importants. En outre, la plupart des femmes excisées font état d’inconfort physique pendant l’acte sexuel et se plaignent des suites psychologiques d’une telle mutilation. Le paradoxe est qu’une fois mère, elles sont souvent prêtes à la faire subir à leur propre fille. C’est sans doute pourquoi les associations féminines engagées dans la lutte contre l’excision prônent l’importance du dialogue. L’exemple africain tendrait d’ailleurs à démontrer que l’action des associations féminines locales est indispensable. Elle s’avère au moins aussi efficace pour le recul de l’excision que les campagnes d’information mondiales visant à interpeller les gouvernements.
Suite au Congrès arabo-africain organisé au Caire, en juin 2003, sur le thème « La Charia et l’excision », le Yémen a adopté deux articles de loi en faveur de la lutte contre l’excision. Le premier interdit l’excision en milieu hospitalier. Le second spécifie que tout personnel hospitalier contrevenant à cet article pourra être déféré devant la justice. Bien que la loi yéménite ne comporte pas d’article interdisant strictement la pratique de l’excision, le Parlement a apporté son soutien à toute action entreprise par les membres de l’Union Inter Parlementaire (organisation internationale des parlements des Etats souverains, créée en 1989) visant à empêcher sa pratique.
L’excision touche 165 millions de femmes dans le monde. Cette mutilation du sexe féminin est vraisemblablement une coutume très ancienne, sans rapport avec les religions actuelles. Bien que régulièrement dénoncée comme un acte aux conséquences sanitaires et morales particulièrement graves et néfastes pour celles qui la subissent, l’excision reste profondément ancrée dans certaines traditions. Particulièrement présente en Afrique, également connue en Asie, la pratique de l’excision concerne encore quelque vingt-huit pays, parmi lesquels figure le Yémen.
D’après les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) établis en 1997, 23 % des femmes yéménites auraient subi une excision. Cette pratique est plus présente dans les régions côtières soumises aux influences africaines comme la Tihama et Aden. Mais elle touche aussi les gouvernorats du Mahrah et du Hadramaout où les populations sunnites, se réclamant du rite jurisprudentiel chaféite, revendiqueraient l’excision comme une prescription religieuse. Si certains exégètes musulmans ont recommandé cette mutilation, l’excision ne peut toutefois pas être qualifiée de coranique. Ni prescrite, ni interdite par l’islam orthodoxe, elle semble plutôt faire partie des pratiques antéislamiques assimilées dans les faits, lors de l’islamisation. C’est néanmoins l’argument religieux qui arrive en tête des raisons invoquées par les partisans de cette pratique pour la justifier et ce, loin devant la tradition, la purification ou la peur que l’enfant ne tombe dans l’adultère une fois adulte. L’acte d’excision, décidé à 74 % par la mère et à 22 % par la grand-mère, intervient généralement au cours de la première semaine suivant la naissance. Dans la plupart des cas, on pratique une aphasie du clitoris par application continue d’un linge mouillé et saturé de sel qui sera renouvelé et maintenu sur un laps de temps pouvant varier de 40 jours à quatre mois. L’autre méthode consiste à pratiquer l’ablation du clitoris.
Quelle que soit la méthode employée, les risques d’infection et d’inflammation sont importants. En outre, la plupart des femmes excisées font état d’inconfort physique pendant l’acte sexuel et se plaignent des suites psychologiques d’une telle mutilation. Le paradoxe est qu’une fois mère, elles sont souvent prêtes à la faire subir à leur propre fille. C’est sans doute pourquoi les associations féminines engagées dans la lutte contre l’excision prônent l’importance du dialogue. L’exemple africain tendrait d’ailleurs à démontrer que l’action des associations féminines locales est indispensable. Elle s’avère au moins aussi efficace pour le recul de l’excision que les campagnes d’information mondiales visant à interpeller les gouvernements.
Suite au Congrès arabo-africain organisé au Caire, en juin 2003, sur le thème « La Charia et l’excision », le Yémen a adopté deux articles de loi en faveur de la lutte contre l’excision. Le premier interdit l’excision en milieu hospitalier. Le second spécifie que tout personnel hospitalier contrevenant à cet article pourra être déféré devant la justice. Bien que la loi yéménite ne comporte pas d’article interdisant strictement la pratique de l’excision, le Parlement a apporté son soutien à toute action entreprise par les membres de l’Union Inter Parlementaire (organisation internationale des parlements des Etats souverains, créée en 1989) visant à empêcher sa pratique.


